Pour savoir où on va, il faut savoir d'où l'on vient

Vous avez
une question ?
Un projet ?

Contactez nous !
 

Contactez-nous

Vous avez une question ? un projet ? 
Vous souhaitez plus d'informations sur un produit ? sur notre offre ? 
Contactez-nous, on vous répond sous 4H.

retour

Introduction

Introduction

Le succès des réseaux sociaux publics (SNS en anglais) tels que Facebook, Twitter, LinkedIn, etc. n’est plus à démontrer (plus de 400 millions d’usagers inscrits sur Facebook à ce jour).

Ils mettent en lumière l’intérêt qu’ont les individus à se rapprocher, à se connaître, à échanger et à travailler ensemble.

Intelligence collective

D’ailleurs l’idée première du réseau social est de mettre en avant les individus aux dépends des ressources informatiques. C’est d’ailleurs là où il se rapproche ou confond le mieux avec la composante participative du Web 2.0 : la notion
d' « intelligence collective ».

Ainsi, on trouve de plus en plus de réseaux sociaux. On peut les catégoriser en 5 types différents :

  • les réseaux sociaux personnels : Facebook ou MySpace
  • les réseaux sociaux de partage : DailyMotion ou YouTube
  • les réseaux sociaux thématiques : Copains d’avant
  • les réseaux sociaux professionnels : Viadeo, LinkedIn
  • et les réseaux sociaux d’entreprise (RSE)

Les RSE sont nés du constat que l’entreprise pouvait également utiliser ce support pour générer de la valeur. Après tout, pourquoi utiliser des réseaux professionnels comme LinkedIn ou Viadeo alors que l’on dispose d’un formidable réseau inexploité dans sa propre entreprise !

Un attrait des entreprises

C’est en ce sens que les réseaux sociaux sont utilisés par les entreprises : pour créer de la richesse. L’usage des réseaux sociaux est désormais intégré et ce sont dorénavant les entreprises qui encouragent leurs collaborateurs à les utiliser pour communiquer.

Mais la plupart du temps, les entreprises sont mal à l’aise avec l’idée que leurs salariés puissent partager des informations de l’entreprise avec un large public qu’elles ne maitrisent pas.

C’est pourquoi un engouement tout particulier a été porté sur les réseaux sociaux d’entreprise (RSE). Leur fonctionnement est relativement proche des Facebook et consorts mais gardent les échanges et données au sein de l’entreprise.

Quand on sait que le principal frein à l’utilisation des réseaux sociaux est lié à la sécurité (confidentialité, vie privée), on comprend mieux l’attention que les entreprises portent aux RSE par rapport aux réseaux sociaux plus traditionnels (comme Facebook et consorts).

Et les avantages sont nombreux :

  • fin des cloisonnements,
  • développement des idées,
  • recherche de synergies,
  • rapprochement des collaborateurs,
  • renforcement de la notion d’appartenance,
  • valorisation des compétences,
  • etc.

On va rechercher à « capturer » tous les flux d’échanges informels qui ont de la valeur ; de petits gains mais dont la valeur cumulée est importante.

Les domaines d’application dans l’entreprise sont très nombreux (voir au chapitre suivant : « Domaines d’application dans l’entreprise ») et les RSE sont en mesure d’apporter quelque chose de plus.

Un changement culturel à maitriser

Cependant les RSE amènent également un changement culturel important (outil de communication de masse pour chaque collaborateur, approche d’égal à égal, etc.) qu’il faut savoir prendre en compte.

Il faut en maitriser les spécificités, à savoir :

  • une approche centrée sur les individus : mise en avant des compétences, échanges personnels souples, vision personnelle du réseau, rapprochement par centre d’intérêt, etc.
  • de nouvelles formes de communication : des échanges publics où chacun peut intervenir, une historisation des propos, des communications nominatives, des discussions transverses
  • de nouvelles formes d’accès à l’information : prise en compte des réputations et expertises des collaborateurs dans la recherche de données ; peu ou pas d’informations structurées.

Les RSE restent néanmoins une innovation maitrisable pour les entreprises ; la plupart des collaborateurs utilisant déjà un réseau social dans le cadre privé et connaissant ainsi les règles de bonne conduite. C’est sûrement d’ailleurs, une des premières fois que les équipements et usages personnels sont plus évolués que ceux que l’on trouve au sein du monde professionnel. Dans ce contexte, la génération Y est souvent motrice (les personnes nées après 1980 sont pour 97% équipées d’un ordinateur).

Bien plus qu’une solution technique

Précisons que pour réussir la mise en place d’un réseau social d’entreprise, le projet doit nécessairement être soutenu par la Direction Générale ; les échecs étant nombreux dans ce domaine.

Un RSE n’est pas qu’une somme de fonctionnalités et il convient de s’assurer d’un pilotage et d’un accompagnement à la hauteur des enjeux.

Cette capacité d’adaptation sera à coup sûr une clé du succès de l’entreprise dans les années à venir.

Un « besoin né de l’usage »

Contrairement à beaucoup d’outils du système d’informations, les réseaux sociaux sont « nés de l’usage ». C'est-à-dire qu’ils sont l’expression d’un besoin des utilisateurs finaux.

Cela se traduit clairement dans les taux d’utilisation de ce type service. On constate d’ailleurs que l’animation d’un RSE coûte plus cher en phase de lancement qu’une fois à plein régime.

Les RSE, une forme de travail collaboratif ?

Et puis la mise en œuvre des RSE s’inscrit généralement dans une forme de continuité avec le travail collaboratif. D’ailleurs, on observe que les organisations qui souhaitent mettre en œuvre un RSE ont préalablement fait leurs armes sur des intranets collaboratifs.

Pour autant, intranet collaboratif et réseau social ne sont pas deux choses complètements différentes. Ils se rejoignent sur la création de valeur et sur le travail en commun.

Mais alors que le travail collaboratif se veut structurant, les RSE, à l’inverse, favorisent les échanges informels pour créer de la valeur. Les deux sont-ils compatibles ?

Oui, mais il faut comprendre que les échanges sociaux sont un préalable à la production collaborative. C’est d’ailleurs une des explications à l’échec des groupwares qui focalisent le travail collaboratif sur le document (ressource) et non en amont.

L’importance de l’ajout du social est tel, qu’au-delà de l’apparition de nouvelles applications RSE, on voit une véritable « socialisation » des applications existantes (intranets/extranets collaboratifs, GED, moteur de recherche, etc.). L’apport est considérable à tous niveaux.

Toutefois, « social n’est pas qui veut ! ». Il ne suffit pas d’ajouter un profil commenté et une mise en relation pour se déclarer comme un outil « social ». Une fois de plus, il faut être en mesure de créer de la richesse autrement.

Retour sur investissement

Cela revient d’ailleurs à réfléchir à de nouveaux ROI (« Retour sur investissement »). Les indicateurs classiques dits quantitatifs sont dépassés et on cherche désormais à mesurer le qualitatif.

On voit toutefois apparaitre de nouveaux outils d’analyse de mesure (citons par exemple Hypersoft ou Tryane) qui offrent de nouveaux points de vue. Il est en effet possible de mesurer les échanges entre services ou pays.

Cela peut permettre de définir l’écart entre le schéma organisationnel de l’entreprise et son fonctionnel réel ; ce qui peut être un véritable axe d’analyse après une fusion-acquisition.

D’autres axes d’analyses existent comme le ou les membres les plus actifs, l’impact de l’ajout d’un wiki sur le nombre d’emails envoyés, etc. Tout cela ne permet cependant pas de mesurer la véritable richesse qu’a pu créer un RSE ; il faut des indicateurs qualitatifs.

Ils peuvent être mis en œuvre simplement par des enquêtes (réponse trouvée ? expert trouvé ?) me direz-vous. Il n’empêche, déterminer un ROI (qui est porté sur le business) reste aujourd’hui extrêmement difficile et ce ne doit pas être le seul critère pour passer à l’acte. En effet, un RSE peut engendrer un véritable coût (humain notamment, en temps passé) avant de se révéler une mine d’or.

Le sujet est passionnant ; et comme dans de nombreux domaines où l’attente est forte, l’offre open source est présente et apporte son lot d’innovation.

Vous découvrirez à travers ce livre blanc les différents domaines d’applications en entreprise ainsi que les meilleures solutions open source disponibles pour démarrer rapidement. Bonne lecture.